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Avant-propos
1.1 Le
contexte
La norme HyTime (Hypermedia/Time-based Structuring
Language, ISO/IEC 10744:1992) a été adoptée par le JTC1 ISO/IEC SC18 en mai
1992, à Copenhague. La version finale a été publiée en novembre 1992. Il s'agit
d'un langage de structuration de documents hypermédia/événementiels. Le nom
développé de HyTime est "Hypermedia/Time-based Structuring Language".
Cette norme est actuellement discutée au DoD et
doit servir de référence aux IETM* (Interactive
Electronic Technical Manuals).
1.1.1 Qu'est-ce que
HyTime?
1.1.1.1 HyTime utilise
le langage SGML et en étend le domaine d'application à la description des
documents hypermédia* et événementiels*,
qui prennent en compte les liens hypertexte* et multimédia*.
HyTime respecte la démarche de SGML*,
c'est-à-dire la séparation entre le contenu et la présentation en vue de
favoriser l'échange et la portabilité des documents. SGML se limite à décrire
la structure des ocuments purement textuels. HyTime étend cette démarche aux
documents hypertexte (consultables par navigation selon un ensemble de liens)
et multimédia (pouvant contenir des images fixes ou animées et du son).
Comme SGML, HyTime est un métalangage*
de balisage: elle fournit la syntaxe
permettant de construire les langages de balisage propres à chaque type de
document identifié.
HyTime utilise la notation SGML. La norme HyTime
utilise systématiquement les "attributs" pour décrire le contenu des
relations (liens et synchronisations notamment). HyTime ajoute au langage SGML
un contenu sémantique.
1.1.1.2 HyTime permet d'exploiter une documentation
électronique complexe.
HyTime permet, grâce à des liens appropriés, de
relier les informations contenues dans les documents conformes à des
définitions de types de documents (DTD) différentes.
Elle permet de structurer les images, graphiques,
et séquences animées et sonores selon une démarche de type SGML. L'existence
d'une couche modélisée* dans les hyperdocuments*
permet d'envisager le portage dans le temps sur des environnements informatiques
en constante évolution et donc de préserver l'investissement consenti pour
créer une architecture cohérente des documents, qui représente une partie très
importante de l'investissement global.
Elle permet également d'envisager la consultation
de documents situés dans des environnements informatiques hétérogènes, cas
extrêmement fréquent, parce que les documents sont indépendants des matériels
et logiciels utilisés.
HyTime permet de gérer des documents électroniques
complexes, qui utilisent simultanément plusieurs index (index de mots-clés,
chronologiques, listes de procédures), etc.
La diminution des coûts de distribution — la diffusion d'un Cd-Rom comptant 550
M-octets est beaucoup moins chère que l'équivalent de la même quantité
d'information sous forme papier — permet aux producteurs de documents des mises
à jour plus fréquentes. Le temps des feuilles mobiles à insérer dans des
classeurs est bientôt révolu. Les liens établis à l'aide de la norme facilitent
les mises à jour des documents. Les documents, parce qu'ils doivent être
maintenus en permanence, sont de plus en plus "actifs". Ils doivent
être conçus de façon qu'ils puissent être mis à jour de la manière la plus
rapide et la plus efficace possible. Les documents sont des ensembles d'objets liés
les uns aux autres. La modification d'un des objets, noeud d'un lien, se
répercute automatiquement sur les autres qui lui sont liés. Ceci oblige à
adopter une approche orientée objet, qui tend à se généraliser en
programmation. Cette approche permet notamment aux objets d'hériter des
propriétés contenues dans les attributs des éléments de niveau supérieur.
Il est possible d'autoriser différents niveaux
d'accès, en fonction par exemple de niveaux de sécurité, ou de gérer
simultanément dans un même document des textes multilingues. HyTime permet aux
émetteurs de documents de filtrer l'accès à certaines parties d'un document et
d'établir des historiques d'activité (voir p. 6.-14).
L'utilisateur a la possibilité d'insérer ses propres
annotations et commentaires et de les échanger. Une DTD HyTime peut prévoir
cette fonction.
HyTime permet de concevoir le document non pas
comme un ensemble de données gérées en un lieu donné, mais comme un ensemble
d'informations délocalisées, transitant sur un réseau local ou éloigné, à
condition d'avoir établi des liens avec les objets d'information au moment de
la conception et de la rédaction du document. Ainsi, certaines parties de
document peuvent être stockées en des lieux différents et accessibles moyennant
un serveur. Ceci permet d'envisager des mises à jour en temps réel (voir
chapitre 12)[COMMENT1], ainsi que la constitution de documents à
partir de sites décentralisés. On peut considérer dans ces conditions que le
document est créé au moment de la consultation du système. La structure du
document correspond alors à celle d'un réseau d'informations.
Les fonctions décrites ci-dessus, vu leur
complexité, ne peuvent être mises en oeuvre que si l'architecture des documents
est conçue de façon normalisée. HyTime est une norme internationale qui permet
de le faire. Les "moteurs HyTime" sont des parseurs SGML qui sont
dotés de fonctionnalités permettant de valider la pertinence des liens et des
synchronisations introduites dans les hyperdocuments multimédia.
La DGA a publié plusieurs manuels dans le domaine
de l'édition structurée :
• Guide d'élaboration des spécifications de
documentation structurée; Référence: SLM/D3-9101, novembre 1991.
• Guide d'utilisation de SGML (Standard
Generalized Markup Language, ISO 8879); Référence: SLM/D6-9102, novembre
1991.
• Guide de rédaction des définitions de types
de documents (DTD); Référence: SLM/D6-9202, mai 1992.
• Guide pour la réalisation des spécifications
de présentation de la documentation structurée. Référence: SLM/D3-9201, mai
1992.
Le manuel d'initiation et d'utilisation de la
norme HyTime vient compléter ce dispositif et s'inscrit dans la continuité des
guides existants. Ce manuel s'adresse à des non-spécialistes de la
documentation, qui pourront y trouver des éléments d'analyse et de méthodologie
correspondant aux différentes fonctionnalités opérationnelles, par exemple les
liens entre bases de données-sources et bases de données-cibles. Il s'agit de
comparer les deux méthodologies, d'une part celle qui est proposée par HyTime,
et d'autre part la méthodologie d'indexation des textes proposée par AECMA
1000D.
En effet HyTime a été conçu pour permettre de
gérer les liens entre informations et l'insertion d'objets multimédia dans les
applications de documentation structurée. La mise à jour des documents est
traitée par HyTime. Il est possible de prévoir que l'application de HyTime
permettrait d'établir des liens entre la base de données documentaire et des
documents de validation des informations (DD dossiers de définitions, résultats
d'essais, dossiers de calcul) pour faciliter la mise à jour des documents.
La norme HyTime est destinée à une grande
diffusion. Comme SGML, le texte de la norme est difficile à appréhender. Bien
que ses auteurs aient fait un effort considérable de clarification et que le
texte soit plus facile à comprendre que celui de SGML, les concepts présentés
dans cette norme sont extrêmement novateurs et nécessitent des développements
complémentaires pour pouvoir être compris et utilisés.
D'où la nécessité d'un travail explicatif de
présentation des concepts essentiels et d'illustration sur des exemples
typiques d'applications possibles. Ce manuel prendra appui sur l'organisation
de la norme. Pour chacun des modules, des développements complémentaires seront
fournis, illustrés d'exemples applicatifs.
[COMMENT1]developper
chapitre 12